CINEMA: « L’Incorrigible » (1975) de Philippe de Broca

Après avoir vu Le Magnifique (1973) avec Belmondo et de Philippe de Broca, j’ai eu envie de continuer sur cette lancée et visionner L’Incorrigible du même réalisateur, avec le même acteur, sorti deux ans plus tard. Bonne pioche ?

Sur le papier, le projet est alléchant: Bébel des bonnes années, Philippe de Broca (Le Magnifique mais aussi L’Homme de Rio) et enfin Michel Audiard. Faut-il présenter ce dernier ? un des plus grands dialoguistes français des années 60/70, partenaire de crime de George Lautner (Les Tontons Flingueurs, Le Pacha et tant d’autres), bref un des monstres sacrés du cinéma français ! Enfin à la musique, un autre grand nom frenchy : Georges Delerue. Détail marrant, quelques jours après, j’ai maté Jumeaux d’Ivan Reitman et c’était aussi Delerue !

Adapté d’un livre (Ah… Mon Pote !), série noire d’Alex Varoux (Varoujan Alexanian), L’Incorrigible met en scène Belmondo en arnaqueur et séducteur de premier ordre. Autour de lui, une ribambelle de gueules du cinéma français comme Julien Guiomar, Charles Gérard, Michel Beaune ou Daniel Ceccaldi. Bien évidemment, un film de Bébel se doit d’avoir une partenaire de choix, ici la Québécoise Geneviève Bujold.

Du beau monde donc, mais à l’arrivée, L’incorrigible laisse une impression mitigée. Bébel cabotine à balle et est très bien entouré, mais le film a du mal à trouver son rythme. La magie ne prend pas comme sur Le Magnifique. Le film enchaîne les scènes, dont certaines très rigolotes, mais peine à passer la seconde. Il faut vraiment attendre la seconde partie du film pour entrer dans le sujet. Bref, pas très bien fichu cet Incorrigible.

Le film n’est pas pour autant catastrophique, ça reste plaisant de voir Belmondo en faire des caisses, avec des tirades de folie, grâce aux dialogues truculents d’Audiard, mais on attend vraiment bien de la bande !

note personnelle: 3/5

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