Continuons d’explorer les collaborations entre le réalisateurs Philippe de Broca et Jean-Paul Belmondo. Nous avions ainsi évoqué Le Magnifique (1973) et L’Incorrigible (1975); remontons encore un peu plus le temps et intéressons nous à L’Homme de Rio (1964).
En 1964, Philippe de Broca a déjà quelques films derrières lui. Deux ans avant, sa première collaboration avec un jeune Belmondo, obtient un certain succès populaire (Cartouche, 1962). L’acteur et le réalisateur remettent donc le couvert avec L’Homme de Rio. Le casting principal est complété par Françoise Dorléac. Le film la fait d’ailleurs connaître au grand public ! Dans les seconds rôles nous retrouvons Daniel Ceccaldi, Simone Renant, Jean Servais ou Roger Dumas.
Le scénario de L’Homme de Rio passe entre de nombreuses mains. Ariane Mnouchkine en fait la première version, mais quitte le projet pour des raisons de divergences artistiques. Jean-Paul Rappeneau terminera l’écriture avec l’aide de Daniel Boulanger et de Broca. Indéniablement cette successions de personne a un peu nui à la cohérence du projet mais n’entachera pas son important succès !
Inspiré des aventures de Tintin, L’Homme de Rio est un film d’aventure extravagant et très rythmé se déroulant entre la France et le Brésil (Rio et Brasilia). Il y a une touche d’humour et beaucoup de cascades ! Ces dernières sont réalisées par Belmondo lui même, à l’exception d’un saut au parachute. Bref les incohérences du scénario (tout arrive au bon moment) sont largement compensés par la frénésie du film. On y découvre aussi la capitale brésilienne (Brasilia) en pleine construction. Les réalisations de Niemeyer tiennent alors presque un second rôle dans les plans.
Réalisation franco-italienne typique de l’époque, L’Homme de Rio a aussi un joli succès outre-Atlantique, aux Etats Unis. Il a ainsi visiblement influencé la saga Indiana Jones. En voyant le film de Philippe de Broca, la filiation entre les deux est d’ailleurs assez évidente. 60 ans plus tard, le film est encore très plaisant à regarder. Il est un peu trop long (j’ai un peu décroché dans la phase jungle) mais reste très bien mené, coloré avec des acteurs attachants. Il a aussi largement inspiré le second volet des aventures modernes d’OSS117. S’il a un peu vieillit (l’humour parfois), L’Homme de Rio reste un film réjouissant, avec des cascades impressionnantes, des acteurs à leur zénith et une excellente musique de Georges Delerue !
note personnelle: 4/5







