CINEMA: « 58 Minutes pour Vivre » (1990) de Renny Harlin

Après Piège de Cristal en 1988, John McLane, revient au cinéma avec 58 Minutes Pour Vivre deux ans plus tard. Que vaut ce deuxième épisode de la saga Die Hard ? On vous dit tout !

Le Finlandais Renny Harlin remplace John McTiernan à la réalisation. Le second tourne alors À La Poursuite d’Octobre Rouge avec Sean Connery et Alec Baldwin. L’Européen a alors fait ses gammes en réalisant une autre suite: Le Cauchemar de Freddy. En revanche on retrouve toujours Bruce Willis dans le rôle principal tandis que quelques seconds rôles du premier ont rempilé notamment William Atherton, Bonnie Bedelia et Reginald VelJohnson.

Dans 58 minutes pour vivre tout est pareil, tout est différent. Le scénario est très similaire au premier film: des terroristes prennent un lieu en otage, seul John McLane est capable de les arrêter. Bien sûr, l’aéroport remplace l’immeuble, les terroristes sont une équipe différente, d’une autre nationalité. Renny Harlin ajoute sa propre touche à l’ensemble. 58 Minutes pour vivre est beaucoup plus impressionnant avec des explosions à gogo, des morts partout, des montagnes de balles percutées… Pour autant, ce deuxième épisode est indéniablement moins convaincant que le premier, sans être honteux.

Cette orientation action se fait en effet au détriment de la finesse (et de l’équilibre) de Piège de Cristal. John McTiernan est indéniablement plus un auteur qu’un faiseur. Le premier Die Hard est plus drôle, l’ambiance plus prenante (le coté huit clos de l’immeuble). Renny Harlin ne prend pas le temps de développer le personnage antagoniste: le colonel William Stuart (joué par William Sadler). Là où son prédécesseur laissait à Alan Rickman de l’espace, ici le rôle est beaucoup sommaire. De fait l’ensemble du film a moins de personnalité et de charme. Bruce Willis s’en sort très bien mais on aurait apprécié que son rôle fasse un peu plus appel à la malice (comme dans le premier) et moins à l’énergie.

Au fond, ces deux premiers Die Hard donnent à voir la victoire de David contre Goliath. Mais le Goliath de 58 minutes pour Vivre fait moins peur et les moyens de le battre de McLane sont encore moins réalistes. On s’éloigne de la personnalité du mec normal mais débrouillard du premier, au profit d’un rôle plus stéréotypé. On a alors à faire à un bon petit film d’action, très impressionnant visuellement mais qui manque de cette touche de raffinement qu’avait son prédécesseur. Il y a quelques scènes cool et complètement over the top qui donne du charme mais sans plus faire oublier les autres aspects (le manque de profondeur des méchants). Un bon petit film pop-corn mais pas une œuvre majeure du cinéma.

note personnelle: 3,5/5

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