Aujourd’hui un court article pratique mais ô combien nécessaire: comment entrer pour la première fois dans un disquaire ? La question peut sembler initialement triviale mais il n’y a pourtant aucune honte à avoir. Ce n’est pas si simple de rentrer dans un disquaire, même quand on a de la bouteille ! En effet, chaque fois que je découvre un nouveau lieu, j’ai toujours ce petit pincement de stress qui monte. Voici donc mes astuces personnelles pour passer outre et arriver à naviguer dans ce monde parfois opaque ou du moins mystérieux. Cet article s’adresse ainsi autant aux débutants qu’aux plus confirmés. Eux aussi ont besoin parfois de se sentir moins seuls dans leurs légères névroses.
Passer la porte d’un disquaire pour la première fois
D’abord il faut choisir son disquaire, il y a un article dédié à cette tâche: comment trouver les bons disquaires. Je pense que cibler, vibe-checker et présélectionner des lieux qui peuvent nous convenir est vraiment utile à surmonter une partie des appréhensions liées à un nouveau lieu.
Par exemple, pour ma part, j’aime beaucoup quand le disquaire affiche une partie de son stock sur Discogs. En général je compare cela avec ma wantlist (super outil). Si j’identifie des références qui m’intéressent, je sais que je serai à l’aise pour les demander et les chercher. Pour moi, cela réduit beaucoup l’inconfort lié à l’incertitude. Si j’ai trouvé ces disques, je suis généralement plus enclin à flâner et chiner en freestyle. Je le fais encore de temps en temps quand je vais au Souffle Continu ou aux Balades Sonores même si j’y vais aussi spontanément !
Lors de mon dernier passage aux Balades Sonores, je cherchais spécifiquement des albums des Hanging Stars et de La Sécurité que j’avais repérés sur leur site, très pratique pour suivre les nouveautés. J’ai aussi déniché, en passant, l’album de Jéroboam, que je voulais depuis un moment. Dans le même esprit, j’ai déjà repéré sur Discogs une compilation de punk français pour mon prochain passage au Souffle Continu.

Je suis désormais dans le disquaire, après avoir dit bonjour (essentiel), je commence par faire un tour d’horizon, pour faire une carte mentale du lieu. Je repère les divers intercalaires/bacs qui m’intéressent. Je commence par ceux qui m’attirent le plus et en fonction de mes trouvailles et mon ressenti, je persévère sur d’autres bacs, moins prioritaires. Mon ressenti dépend de la qualité (sélection et état) des vinyles ainsi que du prix. J’ai en tête le prix que je trouve normal pour certaines références. Je compare donc les prix du disquaire avec ma grille personnelle. Si vous cherchez des albums précis, vous pouvez faire une recherche en amont sur Discogs pour en connaître la valeur. Modulez le prix en fonction de l’état, du fait qu’il s’agisse d’une boutique physique, avec des charges mais sans frais de port !
Je fais cela en ce moment même avec les albums de Paco de Lucía. Solo Quiero Caminar a un prix moyen Discogs, en fonction des versions, entre 7 (Pays-Bas, Allemagne) et 15€ (France). 15€ voire 20€ (pour une copie très propre) me semble donc être une attente saine.
Il n’est jamais déconnant de payer quelques euros de plus que le prix moyen Discogs. On a souvent la hantise de payer trop cher un vinyle. Je pense que Discogs offre à cela un cadre rassurant mais il n’est qu’indicatif. Si le disque est un peu plus cher , ce n’est pas grave ni une arnaque. Si le prix vous convient, que l’état est bon (c’est très important) et que vous en avez envie: allez-y !

L’étiquette d’un disquaire
Les disquaires sont globalement sympathiques et relax. Cependant, vous avez peut-être peur de faire des faux-pas si vous y allez pour la première fois. Voici selon moi l’étiquette d’un disquaire:
- dire bonjour en passant la porte – si la personne ne répond pas, c’est mauvais signe ;
- dire au revoir en partant ;
- si on a déjà des disques sur soi, le signaler ;
- remettre les disques sortis et non pris dans les bacs concernés ;
- placer les premiers disques d’un bac légèrement en diagonale (la base devant et le haut en arrière) pour caler l’ensemble ;
- on peut regarder l’état des disques d’occasion si la pochette le permet – sinon on demande au disquaire – s’il ne veut pas, c’est mauvais signe ;
- on ne met pas les doigts sur les sillons ;
- s’il y a des platines en libre service on a le droit de les utiliser ;
- pas de platines en libre service: on peut demander à écouter quelques disques mais sans abuser, pas d’écoute sur les bargain bins et pas 15 références différentes ;
- checker discogs n’est pas interdit mais ce n’est pas élégant (ni fluide) ;
- on peut demander un prix mais 1) sur les disques d’occasion hors bargain bins 2) surtout quand on paie en cash 3) si la somme globale fait au moins autour de 70-80€ (c’est au feeling en réalité) ;
- on a plus de levier de négociation sur une pièce (un disque à 50-100€) qu’un disque courant (un album à 10-20€) ;
- ne pas hésiter à demander des conseils avec des références (groupes, styles musicaux etc.).

D’une manière générale, si on est sympa, naturel et pas hautain: tout devrait bien se passer ! Ayez de l’empathie pour la personne derrière le comptoir. Personnellement je demande rarement une remise, mais elle m’est souvent proposée si je fais des efforts de mon côté (par exemple payer en liquide).
Si le lieu ne vous correspond pas…
Il ne faut pas hésiter à partir. On dit au revoir et on passe à autre chose. Cela arrive, ce n’est pas grave, juste un peu de temps perdu mais vous allez trouver votre futur safe space c’est promis ! Il y a forcément un disquaire qui vous ressemble et vous comprend quelque part.
Inversement, on peut aussi apprécier un disquaire et ne rien y trouver. Ce n’est pas grave non plus. Vous n’êtes pas forcé d’acheter quelque chose même si la tentation est souvent au détour d’un rayon inexploré !
En version concise cela donne
Je sélectionne bien le lieu en amont. Une fois sur place, je dis bonjour en arrivant (et si personne ne répond: je conseille de ressortir). Après je fais un premier tour pour comprendre les classements. Je choisis les intercalaires prioritaires à explorer (car ils me correspondent mieux). Je fais attention aux disques mais j’ai le droit de les examiner. Je peux demander à les écouter mais je reste raisonnable sur la quantité !








,Balades Sonores quand est t’il avec 3 loyers sur lé dos sur paris plus leur banquier qui décide dé durcir lé ton avec thomas ,quand est il réellement dé là pérennité à long terme dés Balades Sonores ? ses collègues disquaires me disent c’est nébuleux , thomas né communiqué pas sur là vrai réalité ,’c’est à dire lé nér dé là guerre ,lé manque dé trésorerie ,lés créances étc .tout ést noyé, dans un ultra com suré instà ét consorts ,tu én sàis plus ?