Empire Records (1995) d’Allan Moyle est une film autour d’un disquaire en passe d’être racheté par une chaîne. Nous y découvrons les nombreux employés et leurs problèmes (amoureux, perso, pro…) ainsi qu’un boss qui se bat pour maintenir l’esprit iconoclaste du lieu. Le film est évidemment porté par une bande originale musicale aux références multiples.
Allan Moyle est un acteur/scénariste/réalisateur canadien, derrière la caméra pour une dizaine de films. Empire Records (1995) est certainement son œuvre la plus connue. Il n’est pas étranger aux films autour de la musique comme en témoigne Times Square (1980) ou Pump Up The Volume (1990). Le réalisateur nord américain est accompagné dans sa mission d’un casting qui apparaît (avec le recul) comme assez relevé avec Anthony LaPaglia, Renée Zellweger ou Liv Tyler (également présente dans That Thing You Do un an plus tard).
Empire Records (1995) est à la croisée de Good Morning England (2009) et Singles (1992). Comme le premier, il repose plus sur la vibe et les morceaux de la BO que sur le contenu du film en lui même. L’histoire principale est assez sommaire et peu développée (il faut sauver le disquaire de la méchante chaîne). Comme le film de Crowe, les couleurs et l’esprit des années 90 font leur petit effet avec le recul. J’ai cependant une grosse préférence pour Singles qui me touche d’avantage. En tout cas, tous les gens qui fréquentent les disquaires seront étonné de la taille et du nombre d’employés d’Empire Records !
Allan Moyle signe un film distrayant et sympathique. La nostalgie 90s lui donne un petit cachet mais l’ensemble souffre quand même du manque de profondeur et de justesse. Les allées d’Empire Records auraient fournies un magnifique décors pour une sitcom, les personnages aussi. Là en l’état, tout est un peu survolé, poussé par une BO qui ne compense pas les défauts (comme dans Good Morning England). Un film agréable mais pas indispensable.
note personnelle: 3/5







