SHOPPING: Achats vinyles du 17-18 septembre 2026 (Babaluma, Born Bad, Quartier Latin)

Il y avait pas mal de choses à écrire pour la semaine dernière ! Bref voici mes achats disquaires au quartier latin (Gibert) et dans le XIe (Babaluma, Born Bad) de la semaine dernière. Je n’ai toujours pas trouvé les albums de Paco de Lucía identifiés, cela va se finir sur Discogs cette histoire !

Pas de guitare flamenca certes mais de la musique occitane et catalane, histoire de continuer dans mes explorations de la musique d’inspiration régionale !

Quartier Latin, le 17 septembre 2026

Le jeudi 17 septembre j’accompagnais ma chérie découvrir un concept store où ses œuvres seront bientôt disponibles. Situé dans la rue Mouffetard, j’en ai profité pour faire un crochet dans plusieurs disquaires du quartier latin.

D’abord un passage chez les deux boutiques CrocoDisc situées au 40 et 42 rue des écoles (Paris V). Presque une première fois pour moi ! Mon dernier passage doit facilement remonter à une bonne dizaine d’années. De mémoire j’y avais surtout choppé des 45 tours français dont La Cornemuse du groupe beat Les Jets.

Je n’ai rien acheté et je n’ai pas été vraiment séduit par les boutiques. Les disques sont serrés comme des sardines : cela ne donne pas envie de regarder les bacs ! Le classement ne m’a pas convaincu non plus. Ce n’est pas mal classé (les catégories sont assez logiques) mais c’est tellement généraliste qu’il est difficile de se lancer sur un bac donné. Par exemple le français occupait quelque chose comme 8 ou 10 bacs bien garnis. Sur le papier, très bien, mais dans les faits, par où commencer sans se démobiliser ? J’ai tenté le coup sur quelques rayons et je n’ai rien vu qui m’intéressait. Les prix étaient plutôt OK, parfois un peu cher, surtout pour les disques neufs ou très courants. Par exemple j’ai vu un Michael Franks que l’on peut facilement ramasser à 5€ pour 18€ (ce n’était pas One Bad Habit !) ou la compilation de Martin Circus chez Born Bad à 30€. À l’inverse, certains prix me semblaient cohérents avec le marché, comme pour La Mort d’Orion de Manset ou Polnareff’s de Michel Polnareff, les deux à 20€ de mémoire.

Le plus gros point rédhibitoire reste l’accueil. Il n’est jamais simple – même pour un gazier expérimenté comme moi – de franchir les portes d’un disquaire où on n’a pas nos habitudes. La politesse désamorce bien des situations. Entendre une réponse à un bonjour lancé à la volée permet de se mettre tranquillement dans le bain, se sentir un peu mieux et ne pas avoir l’impression de déranger. Après avoir fait ce petit sondage de quelques bacs où rien n’a spécialement attiré l’œil, j’ai rebroussé chemin. Visiblement pas un lieu idéal pour flâner et chiner en freestyle.

Dans quelques temps, je referai, si j’ai le courage, une tentative mais cette fois-ci, en me pointant avec une liste de disques précis à chercher. C’était déjà partiellement le cas le 17 septembre dernier: j’avais en tête de trouver les fameux albums (spécifiques) de Paco de Lucía. La quête s’est heurtée tout de suite à un problème: je n’ai pas réussi à identifier où était le bac espagnol (s’il y en avait un d’ailleurs ?) ! Comme quoi l’abondance peut nuire à la clarté.

Après ce premier passage chez CrocoDisc, je n’ai pas été davantage rassuré en allant chez Boulinier. Celui près de chez moi (Boulevard Jourdan dans le XIV) fut, pendant quelques années, vraiment super pour trouver des vinyles. J’y allais toutes les semaines, avec plaisir. Depuis deux trois ans : c’est un lointain souvenir. Les disques vinyles ont disparu ! D’une manière générale, je trouve la boutique un peu figée. Le choix, dans ce qui m’intéresse (CDs, livres de SF, DVDs et Blu-Rays), est beaucoup moins pertinent qu’avant. Les prix sont souvent trop élevés. Je pensais me rassurer un peu en allant à la boutique principale (18 Bd St-Michel, Paris VI): peine perdue ! La sélection vinyle faisait vraiment de la peine à voir. Deux bacs (en dehors du classique) très chiches où tous les disques anglosaxons étaient tous trop chers ! Pas la peine d’y aller dans cette optique.

Après ces deux déconvenues, je m’arrête au beaucoup plus rassurant Gibert. J’y étais le samedi précédent (le 12 septembre) donc forcément pas énormément de nouveautés entre temps. Je débusque tout de même une réédition du label (disparu) Finders Keepers dédiée à une chanteuse occitane: Miquela. Je suspecte que Gibert a racheté du back catalogue du label au moment du dépôt de bilan ? À cela s’ajoute trois LPs à 6€ pièce, un prix toujours correct pour faire des essais.

  • Miquela, Miquela, 33 tours neuf, 15,12€
  • Bruce Wolley and the Camera Club, English Garden, 33 tours occasion, 6€
  • Steve Miller Band, Greatest Hits 74-78, 33 tours occasion, 6€
  • The Loved Drones, Good Luck Universe!, 33 tours occasion, 6€.

Babaluma et Born Bad, le 18 septembre

Le lendemain direction le XIe arrondissement. Je démarre ma tournée par Babaluma où je n’étais pas passé depuis le 22 avril dernier. Cette fois-ci j’ai pris un peu de temps pour chercher et fouiller les bacs du disquaire.

Cette boutique est, par la force des choses, un de mes spots favoris pour les disques d’occasion à Paris. J’aime la manière dont la sélection est organisée, il y a de la place pour circuler et fouiller dans les bacs. Bref on se sent bien ! La politique de prix est amicale: les prix sont cohérents avec le marché. La sélection est assez originale et peut être très pointue : il y en a pour tous les goûts ! Bref tu peux aller chez Babaluma avec 50€ et ressortir avec une dizaine de disques. Plus ou moins le scenario du jour : pour 55 euros, j’ai ramené 8 albums et 3 45 tours. Je suis particulièrement content d’avoir mis la main sur l’album de La Mode. Cela fait parti, depuis deux ans, des disques que je cherche en priorité pendant mes vacances à Barcelone. Malheureusement sans pochette (il était dans un sleeve des Elegantes) mais à 4€ je prends le risque. Je continue de creuser le sillon occitan/catalan avec un album de Joan Manuel Serrat (très populaire en Catalogne) et Joan-Pau Verdier (chanteur occitan militant). J’écoute en ce moment même l’album de Joan Manuel Serrat, très étonnant et vraiment plaisant.

  • The Smirks, OK-UK, 45 tours occasion – label sleeve, 6€
  • Jobriath, I’maman, 45 tours occasion, 6€
  • Françoise Hardy, j’ai coupé le téléphone, 45 tours occasion, 5€
  • Hub, Hub, 33 tours occasion, 10€
  • Grimaldi/Zeiher, Récidive, 33 tours occasion, 5€
  • The Style Council, Our Favorite Shop, 33 tours occasion, 4€
  • Osmonds, One Bad Apple, 33 tours occasion, 5€
  • Les Infidèles, Les Infidèles, 33 tours occasion, 5€
  • Joan Pau Verdier, Le Chantepleure, 33 tours occasion, 5€
  • Joan Manuel Serrat, Per Al Meu Amic, 33 tours occasion, 5€
  • La Mode, El Eterno Femenino, 33 tours sans pochette, 4€.

Changement d’ambiance en passant à Born Bad ! On tape le bout de gras avec Maxence sur les actualités du moment en écoutant le dernier Ty Segall. Fait exceptionnel: je suis reparti avec l’album en question. Cela faisait pas loin de quinze ans que je n’avais pas acheté un album du blond californien. Après quelques écoutes à la maison: excellent cru ! Par contre, le prix des vinyles neufs: 67€ pour deux disques. Ouch ! Je ne comprends toujours pas la démarche des labels américains et anglais, quand ils se positionnent à des prix dépassant les 30€ ? Cette stratégie diminue l’attrait pour le risque et donc la curiosité. J’ai du mal à croire qu’une institution comme Sub Pop ne soit pas en mesure de proposer un vinyle sur le marché européen dans les 25-27€ (ce serait un prix correct dans le contexte actuel).

  • Ty Segall, Chrome, 33 tours neuf, 35€
  • Twisted Teen, Florida Water Blues (édition Sub Pop), 33 tours neuf, 32€.

Les beaux vinyles

Les adresses

  • Born Bad, 11 rue St Sabin, 75011 Paris
  • Gibert Disc 34 bd St Michel, 75006 Paris
  • Babaluma 72 bis rue JP Timbaud, 75011 Paris.

One thought on “SHOPPING: Achats vinyles du 17-18 septembre 2026 (Babaluma, Born Bad, Quartier Latin)”

  1. pour crocodisct jé léur ést dis mainte fois qué trop lp dàns lés bàcs sà rebute dé fouiné ;cependant à chàqué fois qu j’y vàis jé sort uné listé dé 5 ou 10 lp ou cd ,ils savent précisément cé ils ont stock én arrière boutiqué ét dàns léur bàck ,ils sont pàtiént àvéc moi ét géntil ,ét jé trouvé toujours mon compté ,j’ài pécho un tàs truc ràré ché éux ,pàr exemple jé léur dis momus ,durutti column ,ils mé sortént tous cé qu’ils ont én stock ét jé négocié lés prix ,ils font pàréil quànd jé chérché dé là niché pointu ,

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