PLAYLIST: l’année 1966

Il y a soixante ans nous étions en 1966. Je n’étais pas né, peut-être que vous non plus ! Quelle année exceptionnelle pour le rock et la pop, peut-être même une des plus belles de tous les temps ! Que d’albums géniaux cette année là, rien que Revolver et Pet Sounds des Beatles et Beach Boys ! Ils ne sont pas les seuls comme vous pourrez le constater.

En 1966, le rock acquière une certaine légitimité. Son histoire va désormais s’écrire en albums plutôt qu’en 45 tours. La génération boomeurs arrivent dans sa majorité (ou début de vingtaine), elle grandit et les musiciens avec. Tout cela conduit cette année là à être particulièrement exceptionnelle. 1966 marque un véritable changement pour le rock et la pop vis à vis de 1965 !

La musique beat ou le garage-rock sont toujours populaires mais le psychédélisme pointe le bout de son nez comme en témoigne les dix morceaux ci-dessous. La musique folk et son cousin folk-rock sont aussi populaires à travers les Byrds ou Simon & Garfunkel. Voici donc dix chefs d’œuvre de cette année 1966 ! Cette sélection est si dense, qu’elle aura sûrement une suite dans l’année.

01 – The Beatles « Tomorrow Never Knows »

Démarrons sur LE disque de l’année 1966: Revolver des Beatles. Un chef d’œuvre intemporel. La mythique pochette a été dessinée par Klaus Voormann, un Allemand proche du groupe pendant leur période à Hambourg au tout début des années 60.

02 – Beach Boys « Caroline, No »

Il y a aussi Pet Sounds cette année là des Beach Boys. Un des meilleurs (si ce n’est le meilleur?) albums des Beach Boys, un sommet créatif pour Brian Wilson.

03 – Simon & Garfunkel « Scarborough Fair/Canticle »

Le duo folk américain Simon & Garfunkel n’est pas en reste cette année là et sort deux albums avec Sounds of Silence et Parsley, Sage, Rosemary and Thyme dont est extrait Scarborough Fair.

04 – The Kinks « Sunny Afternoon »

Repartons en Grande Bretagne avec l’un des meilleurs groupes anglais de la période les Kinks. Souvent moins célébrés que les Beatles ou les Rolling Stones, le groupe des frères Davies est pourtant un des plus créatifs/intéressants de la période. Face To Face est un de leurs albums les plus aboutis.

05 – Donovan « Season of the Witch »

Donovan est un autre grand de la période en Angleterre. Sur Sunshine Superman et Mellow Yellow (l’année suivante), il est à son zénith artistique et commercial.

06 – Michel Polnareff « La Poupée qui fait non »

Petit passage rapide en France avec le classique premier album de Michel Polnareff, un grand mélodiste et un des meilleurs chanteurs pop français de tous les temps.

07 – The 13th floor elevators « You’re gonna miss me »

Enregistré en janvier 1966, You’re Gonna Miss Me est un des premiers classiques psychédéliques et un jalon de la contreculture américaine de l’époque. Il s’agit presque d’une reprise (comme Somebody to Love): un an auparavant, Roky Erickson enregistre la chanson avec son groupe The Spades. Il l’a reprend avec les 13th Floor Elevators pour ce qui est la version définitive ! Parmi les ajouts importants, mentionnons la cruche électrique dont le son très particulier apporte une touche spéciale à ce morceau. La version originale fait ainsi beaucoup plus penser à Them par exemple !

08 – The Byrds « 8 Miles High »

5D n’est probablement pas mon album préféré des Byrds (mais dans le top 5 facilement) mais cela reste un des très bons disques de cette année 1966 avec des classiques comme 5D, Mr Spaceman et surtout la géniale, l’incroyable, la mémorable, la fabuleuse 8 Miles High. Ce morceau est un sommet du rock, de la guitare électrique rock. Bref un chef d’œuvre !

09 – The Rolling Stones « Paint it Black »

Il est de rigueur de rejeter les Rolling Stones chez certains adeptes des Beatles. Ils ont tord, même si je préfère le fab four, les Stones sont un grand groupe avec de super morceaux ! Dans les sixties ils enchaînent les très bons singles comme satisfaction, get off my cloud paint it black ou under my thumb !

10 – Love « Orange Skies »

Dans le genre chanteur pas complètement serein, après le Texan Roky Erickson, je demande le Californien Arthur Lee, un autre génie de cette période qui en compte beaucoup. Si Forever Changes est le chef d’œuvre de Love, en 1966 la formation marque les esprits avec le fantastique (sur une face en tout cas) Da Capo dont on redécouvre avec plaisir Orange Skies, parfait pour conclure cette sélection !

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