Formé en 2024, à Los Angeles, le trio Primitive Ring a déjà sorti plusieurs 45 tours sur des prestigieux labels comme Fuzz Club (Night Beats, Underground Youth, O.R.B.) ou Greenway Records (Levitation Room, Triptides). Pour leur premier album, paru en mai 2026 et sobrement intitulé Primitive Ring, la formation rejoint la vénérable institution In The Red Records (Redd Kross, The Dirtbombs, Reigning Sound etc.): excusez du peu !
Nouveau groupe certes mais musiciens expérimentés. Derrière Primitive Ring se cache Jon Modaff à la batterie, Bert Hoover à la basse et Charles Moothart à la guitare/voix. Ce dernier a un CV particulièrement bien rempli, proche de Ty Segall, il fut aussi de l’aventure Fuzz. L’un dans l’autres, les membres de ce trio furent à un moment donné présents dans des groupes comme Hoveriii, Charlie and the Moonhearts ou Frankie and the Witch Fingers. Bref le trio est habitué de la scène garage/psyché californienne des quinze-vingt dernières années !
À l’écoute de Primitive Ring, pas de doute, le trio se connaît bien et fait preuve de camaraderie. Si l’énergie irrigue l’album, on sent que les trois loulous se font plaisir et s’amusent. À l’image de la très réussie pochette et son alien particulièrement seventies, Primitive Ring déroule un disque heavy psychedelic de première bourre, très réussi. Les mecs n’inventent pas la poudre mais on sent le métier derrière: c’est fluide, inspiré, vibrant.
Fuzz et Ty Segall ne sont jamais loin, mais on pense surtout à un tas de références vintage. En tête de gondole on retrouve bien sûr Black Sabbath. Ceci dit, Primitive Ring a un truc peut-être un peu plus véloce et moins lourd dans son approche. de fait, on les rapprochera facilement aussi de Stray, Edgar Broughton Band, Buffalo, James Gang et autres seigneurs de l’électricité !

La production sobre s’efface facilement derrière la performance musicale. Elle accompagne parfaitement les assauts à la six cordes de Moothart, star du show même si ces compères envoient du bois aussi. Les arrangements sont soignés et font parfois preuve d’une finesse qui excède le cahier des charges. On apprécie, par exemple, les percussions de Paid, ou les cordes à la fin de Golden !
L’ensemble s’apprécie d’une traite avec plaisir, Primitive Ring maîtrise à merveille le propos. Parmi mes morceaux préférés figurent Paid (un petit côté James Gang), la cavalcade Heads will Roll, ou le tube Griefsong, sorte de rencontre entre Steve Miller Band et Blue Cheer (si tenté que cela puisse exister). On a hâte d’entendre désormais le groupe sur scène et nous pourrons les voir à Paris le 18 février prochain !
note personnelle: 4/5








