Groupes, labels, salles de concerts, public, organisateurs, radios associatives, presse spécialisée (papier, internet), distributeurs etc. : nous faisons tous parti d’un même écosystème. La destinée de chacun est au moins en partie liée à celle des autres. Si l’on souhaite garder une scène indépendante vibrante, vivante, il faut ainsi se soutenir mutuellement et fonctionner en harmonie.
Le contexte général
Depuis quelques années, la situation est sensible, pour ne pas dire inquiétante. Un certain nombre d’acteurs sont très exposés.
Voilà pour moi quelques points d’inquiétudes sérieux:
- la disparition de certains labels indépendants, que cela soit Trouble In Mind aux Etats Unis ou des acteurs hexagonaux comme Le Turc Mécanique ou AB Records.
- la disparition de certains disquaires depuis quelques années ainsi que les difficultés de structures bien établies comme les Balades Sonores.
- la disparition de salles de concert, à Paris cela concerne par exemple l’International ou le Tony récemment.
- l’état générale de la presse dédiée, par exemple l’arrêt de la version kiosque de Soul Bag.
En plus de ces constats, nous agissons dans un monde plus fermé que par le passé. Les droits de douanes, l’inflation de certaines matières premières affectent directement certains acteurs (labels, presse).
Un écosystème
Nous sommes tous dans le même bateau. Chacun des intervenants que je mentionnais en introduction est relié aux autres. La mauvaise santé de l’un aura forcément des conséquences sur les autres. On doit prendre soin de tout le monde. Essayons de devancer les nécrologies à venir. Aidons l’écosystème indépendant à continuer d’exister.
Chacun joue un rôle essentiel. Les salles de concerts permettent aux groupes de jouer, de vendre des disques, de trouver leur public. Les salles de concerts sont des lieux de vie et de rencontre, là où se forment tant de groupes. La presse dédiée peut aider à vendre des disques, trouver des dates, donner de la légitimité à des scènes underground. Ecrire l’histoire et donner du contexte est important. Les labels peuvent aider à presser des disques, leur donner une matérialité, ils donnent aussi une légitimité. Avoir un disque chez un label donne de la visibilité, aide à trouver des dates. Les disquaires quant à eux peuvent aider à faire découvrir des groupes, des labels. Ils permettent de vendre les disques pressés par les labels. Ils sont aussi des lieux de vie qui animent nos rues. Les radios associatives (comme le réseau Ferarock ou les Radiocampus) diffusent des groupes/artistes souvent ignorés des grandes radios. Et ainsi de suite. Tout le monde a sa partition à jouer et sa pierre à apporter à l’édifice, pour défendre quelque chose de plus grand que nous: la musique et le plaisir de la partager.
Pourquoi c’est important de défendre tout cela ?
Le streaming a rebattu sérieusement les cartes. L’argent ne se réparti pas de la même manière qu’avant. Les groupes indépendants touchent des miettes en ayant leurs discographies complètes sur spotify mais ils ne sont pas les seuls à trinquer.
L’absence d’argent dans la musique a ruisselé sur l’ensemble de l’écosystème: disquaires (moins de ventes physiques), labels (moins de ventes physiques), presse écrite (moins de budget pub), festivals de musique (inflation des cachets) etc. Cet écosystème est une vraie plus-value pour l’ensemble des intervenants. Un disquaire indépendant va mettre en avant un choix spécifique et organique d’albums plutôt qu’une sélection décidée au bon vouloir d’un algorithme et de playlists payées. La presse écriture spécialisée pouvait réunir au même endroit l’ensemble des sorties potentiellement intéressantes pour le public et lui permettre de découvrir de la musique.
Internet fut un jour une utopie, celle de relier les gens. Aujourd’hui tout est plus verrouillé que jamais et ce système ne cherche pas à mettre en avant à la diversité musicale. Il est important de continuer à essayer de proposer une alternative, d’autres façons de consommer et vivre la musique.
Que faire ?
Je ne pense pas que ce sujet intéressera la politique. Il est important de nous mobiliser avec notre porte monnaie ou en relayant les initiatives positives.
Par exemple, on peut évoquer le communiqué de Better Live, mené par plusieurs salles (Le Périscope) dont certains aspects coïncident parfaitement avec nos préoccupations.
Citons les:
Pendant ce temps, partout en France et en Europe, des milliers de petites salles et festivals organisent la très grande majorité des concerts, font vivre les artistes et les accompagnent de la création à la diffusion. Pourtant, ces structures se heurtent à un double défi : attirer et fidéliser leur public, tout en affrontant des difficultés financières chroniques. Dans un monde confronté à une crise climatique sans précédent, ce déséquilibre devient intenable. La musique live est aujourd’hui à la croisée des chemins. Face aux urgences écologiques, sociales et économiques, il ne s’agit pas seulement de transformer le modèle : c’est aussi à nous – spectateur·ices, artistes, organisateur·ices – de repenser nos pratiques pour le faire évoluer.
Je pense aussi personnellement que nous sommes collectivement la clef pour faire perdurer un écosystème indépendant où la diversité musicale sera valorisée. Ce ne sont pas les GAFA ou les politiques qui auront la solution pour nous et nous aideront.
Voici selon moi quelques petites choses à faire qui aident:
- dépenser de l’argent (concerts, disques, presse dédiée, fanzine, merch chez les groupes…)
- communiquer sur ce que l’on aime ou souhaite défendre
- partager sur ce que l’on aime ou qui nous fait réfléchir
- s’impliquer dans une activité associative (radio, webzine, orga de concerts etc.)
- renvoyer l’ascenseur
- ne pas bypasser certains acteurs dans une logique courtermiste.








dàns lés 90/2000 ,én province c’étàis l’effervescence ,ont àllé tous voir lés concerts dés autres associations, il y avais un partage d’information , dé là solidarité ,on pàrlé dé musiqué sàns Chappell ni frontière , il n’y vàis pàs dé guerre ,dépuis là monté én puissncé du nét vérs 2009 j’ai sentie un immense replie sur soit ,qui c’ést accentuée àprés lé covid ,dépuis c’ést plus qué dé l’éntré soit dé ché éntré soit én réseau én vàsé clot ,plus partage d’informàtion plus d’entraide ,à pàris én particulier ou lyon il y à un certain cloisonnement ou uné pseudo élite hypér narcissique ét toxiqué qui vié dàns sà bullé ét snob ét invisibilise lés personnes qui sont pàs issu du séràil ,il pense àvoir lé monopole du bont gout ét né supporté pàs lés gouts ét lés idées du àutré à partir du moment ou à là base cé sont pàs léur idéé ,tout célà ést contré productif ét àccéléré l’érosion du màrkét dé là musique , l’offré musicàlé én réédition ou én néuf ést pléthorique ,ont plus qué jàmàis bésoin dé pàsséur ét dé géns qui font pàssé lés infos , mémé si musiclémént c’st pàs mà càmé jé fàis pàssé l’infos dé ton blog pàr éxémplé ,l’éntré soit dé ché soit c’st là mort assuré sous péu du péu dé chosés qui ést éncoré én plàcé ,il fàut voir un étàt d’esprit opén à 360 dégrés sur touté ls musiqués ,si tu résté séulémént sur un niché tu mords là quéué
tu às choppé dé meubles dé médiathèques .?(celui armature én fer couleur bleu ) il ést top pratique costaud ,tà pécho ou sé meuble ,quéllé contenance? gros soucis plàcé jé suis passe dé 100 m càrré à 60 màis j’ài presque 30000 disqués ,jé chérché à optimisé là place ,j’ài éntré àutrés 20 tours à vinyles à 6 càsés , ,jé mànqué dé plàcé qué jài mémé stock én cuisiné ou àu wc ,plus contaminé
lés penderies dé mà girlfriénd ,mémé àchété dés bàcs plastiqué à àction pour stocké ,il jonché lé sol partout il fàut slalomé éntré lés bàcs mà cherry déviéns follé
c’est un meuble fait sur mesure quand j’ai emménagé !
sinon j’ai aussi un peu de kallax et des boîtes en plastique achetées chez Planète Disque (marque Useful Box)
un meuble fait sur mesure ,tu às du douillé séc ? àu fàité rué sàint màrthé à pàris éx lieu dé ground zero ét dé pénny làné ,il y à toujours un disquàiré ou c’ést fermé ét il plus rien? il àvàis dés super meuble à vinylé stylé un péu bateau dé marin
jà’i fréquénté touté lés disquàirés qui sé sont succédé rué sàint màrthé dé 2007 à 2014 ,càfif ,ground zero ét dé pénny làné , étc ,lé local était top 2 niveau un sous sol vouté , c’étàis plus chouétté qué lé ,ground zero vérsion fàubourg poissonnière qui vénds plus qué indié rock làmbdà ,tu y pàssé éncoré toi à ground zero ?tu àimé bién ?
C’est une revue musicale de cette qualité que nous avons besoin en France ,une revue spécialisé qui parle des niches musicale et pas de l’actualité lambda de rock and folk et des Inrocks et consorts ,moi je m’en branle de fontaine dc et consorts ,ont à vraiment besoin d’une publication pointu qui s’adresse « aux mélomanes chevronnés et aux Crate Digger
https://wejazzrecords.bandcamp.com/merch/we-jazz-magazine-winter-2025-weathering
https://habibifunkrecords.bandcamp.com/merch/habibi-funk-print-001-spotlights-magazine-our-first-music-magazine-free-bonus-poster
Hello, je suis bibliothécaire musical, à la bibliothèque on passe des disques en continu, on écoute les albums du début jusqu’à la fin, on fait découvrir des nouveautés, on communique sur des labels indépendants, et surtout on discute avec les usagers de nos coups de coeurs, on se refile les bons tuyaux, et ça c’est cool. Ça motive parfois les gens à aller voir les artistes en concert, peut-être à acheter les disques après écoute, et surtout ça met en avant la musique hors des algorithmes.
ou est donc ce paradis ??
wilfried.bandcamp.com/album/patrice
Wilfried Paris plus aucun disque
en support physique depuis 2013 ,hélas l’album patrice est dispo quand digital ,mine de rien ,la liste dès musiciens Français qui ont eu un deal sur un label ainsi qu’une micro hype médiatique dans lés années 2010 sont en 2025 tombé dans l’ombilic dés limbes de l’histoire de la musiqué ,la listé dés musiciens est longue et exhaustives , prenons par exemple le càs Julien Gasc qui depuis qu’il n’à plus dé contrat via born Bad ,lés 3 derniers albums ,un sortie en digital ,un autre sur un micro label sans moyen et le dernier album faute de mieux en k7 audio , il n’y a pas de culture musicalement pérenne en France tant aux niveaux webzines que presse musicale papier ,tout n’est que hype et branchouille et copinage et chronique de connivence et de complaisance .