Je le mentionnais déjà dans mon papier sur le 45 tours de Cameron: les années 70 imaginent le cross over ultime, celui de la disco et la science fiction ! Meco lance en effet une véritable mode de reprises de thèmes de films et séries de science fiction à la sauce Studio 54. J’ai une certaine tendresse désormais pour ces tentatives plus ou moins fructueuses de surfer (d’argent) sur la vague ! Après tous les thèmes y passent, star wars évidemment mais aussi rencontres du troisième type (DERSO) ou Star Trek. Vous pensiez la mythique série de la BBC Dr Who saine et sauve ? Que nenni mes amis ! L’éphémère groupe Mankind s’est attelé à transporter le bon vieux docteur, loin des Daleks mais très près de la boule à facette.

Derrière Mankind, nous trouvons, un attelage de musiciens de studios britanniques. Le line-up se compose ainsi de Dave Christopher, Don Gallacher, Dave Green Graham Jarvis et Mark Stevens. Les uns et les autres traînent leurs guêtres dans la scène pop des années 70 et se croisent sur des disques de reprises. L’ingénieur du son Gallacher est à l’origine de l’initiative. Il sent le potentiel d’une reprise du thème de Dr Who dans l’esprit des albums de Meco alors très populaires. Il réserve un studio bon marché et des musiciens qu’il connaît afin de mettre en boîte le morceau. Après avoir monté son propre label (Motor, à ne pas confondre avec la structure française!) et quelques péripéties pour trouver un distributeur, le disque atteint finalement une très honorable 25ème place aux charts britanniques et passera même à Top of the Pop !
La version de Mankind aura évidemment ses détracteurs: elle s’éloigne de la composition originale de Ron Grainer, mise en forme et arrangée par la géniale Delia Derbyshire (White Noise) du BBC Radiophonic Workshop. Elle a cependant un charme space disco suranné mais attachant. À noter que sur youtube, on tombe plus facilement sur une version qui semble ultérieure et plus electro-funk, je mène l’enquête sur celle-ci ! En face B, Mankind complète le disque avec un original intitulé Time Traveller; un sympathique instrumental disco-funky avec des synthétiseurs sci-fi.







