ALBUM: Nigel Olsson « Nigel Olsson » (The Rocket Record Company, 1975)

Aujourd’hui, intéressons nous au deuxième album de Nigel Olsson, ne portant pas de titre et paru en 1975 sur le label The Rocket Record Company, un exemple intéressant de soft rock britannique seventies.

Nigel Olsson est surtout connu pour être un des membres les plus fidèles du backing band d’Elton John. Le batteur anglais démarre sa carrière dans les années 60. Il joue avec ou sur les disques de Plastic Penny, Spencer David Group ou Uriah Heep. C’est cependant derrière le chanteur britannique glam que Nigel Olsson va faire l’essentiel de sa carrière ! Il rencontre le pianiste du temps du 45 tours de pop psychédélique d’Argosy (Mr Boyd et Imagine – 1969). Les deux morceaux sont écrits par nul autre que Roger Hodgson de Supertramp !

Cette proximité avec Elton John, amène donc Nigel Olsson à signer avec son label et y publier quelques uns de ses albums dont ce deuxième disque. Nous sommes alors au milieu des années 70. L’orientation de l’album s’en ressent ! Nous sommes dans un registre pas si éloigné d’autres Britanniques, membres d’éminents groupes partis en solo, comme Jim Capaldi (ex-Traffic), Adrian Gurvitz (ex-The Gun) ou Gary Wright (ex-Spooky Tooth).

La disco commence à devenir populaire. Si elle irrigue quelques titres de Nigel Olsson (1975), l’orientation générale est plutôt romantique, voir un peu mièvre. Des ballades, encore des ballades ! Alors pourquoi en parler ? Pour les quelques morceaux chouettes pardi ! Deux d’entre eux méritent certainement votre attention.

L’album démarre sur l’excellente Something Lacking In Me. Cet excellent morceau disco mid-tempo évoquerait presque Don’t Go Break My Heart du patron (avec Kiki Dee). On se dit alors que la suite va être une régalade. Pas de chance, les ballades se suivent et nous perdent en route. De tout cela il émerge cependant une superbe reprise de Get it Up For Love. Ecrite par Ned Doheny, interprété par David Cassidy, Nigel Olsson en propose une excellente version avec des influences latines et des arrangements superbes ! Un petit bijou. L’album comprend d’autres covers, une, assez logique des Bee Gees (Only one Woman) mais aussi une version plutôt réussie et intéressante d’A Girl Like You des Young Rascals de Felix Cavaliere et Eddie Brigati; ce dernier se lancera aussi dans la disco d’ailleurs !

Ce deuxième album de Nigel Olsson est donc bancal et n’offre pas une expérience d’écoute satisfaisante sur la longueur. Cependant, quelques morceaux sortent clairement du lot et feront le bonheur des diggers de yacht rock/AOR !

note personnelle: 3/5

One thought on “ALBUM: Nigel Olsson « Nigel Olsson » (The Rocket Record Company, 1975)

  1. terminé 2025 comme elle a commencé en musique ,en 6 très beau disques, un reliquat inattendu de 2025 (Skate Bush beau disque d’une néerlandaises) et un soupçon de 2026 et surtout 3 disques de toute beauté « devenu introuvable » que j’ai redécouvert quand j’ai déballé mes cartons disques suite à mon déménagement en Italie , 3 japonaiseries de 2008/2013 et une superbe compilation de la scène ambient et musique expérimentale d’Australie et nouvelle Zélande (1980/1995)
    https://perseverancevinylique.wordpress.com/2025/12/31/termine-2025-comme-elle-a-commence-en-musique-en-6-tres-beau-disques-un-reliquat-inattendu-de-2025-skate-bush-beau-disque-dune-neerlandaises-et-un-soupcon-de-2026-et-surtout-3-disques-de-toute/

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