J’ai découvert le groupe britannique Arrival en faisant des recherches sur une autre formation anglaise: Kokomo et leur excellent funk-rock. Comme souvent, j’ai remonté le fil. Qu’ont fait les membres de cet excellent groupe précédemment ? En effet, certains d’entre eux ont parfois un groupe avant. C’était le cas des membres de Kokomo !
Arrival se forme sur les centres d’un groupe beat de Liverpool: The Excelles. Ensemble constitué autour d’harmonies vocales soignées, il se compose de Dyan Birch (chant), Frank Collins (chant), Caroll Carter (chant), Paddie McHugh (chant), Tony O’Malley (claviers), Don Hume (basse), Lloyd Courtenay (batterie), Raphael Pereira (guitare), Lee Sutherland (basse) et Glen LeFleur (percussions). On retrouve ensuite Birch, Collins, McHugh et O’Malley dans Kokomo. Certains d’entre eux deviendront aussi des choristes appréciés dans le métier. Arrival place deux singles dans le top 20 britannique: Friends (#8), une reprise de Terry Reid et I Will Survive (#16), un morceau hors album.
Arrival est un disque inégal mais très attachant. Il navigue quelque part entre sunshine pop et rock progressif. Le travail vocal de Live évoque les 5th Dimension ou The Friends of Distinction, les arrangements (piano, orgue hammond, cuivres) ont cependant une touche éminemment britannique. Sorti la même année que la version de Shirley Bassey (et un an après celle de Julie Driscoll, Brian Auger & The Trinity), Arrival s’attaque à Light My Fire, le standard des Doors, dans une excellente interprétation. Après friends, la fin de la face A est un peu moins convaincante. Nous ne sommes pas convaincu par No Good Advice, un exercice de style doo-wop maladroit. La fin de la face est marqué par un titre presque gospel, plaisant sans être indispensable (See The Lord).
Dans sa seconde partie, Arrival brille de mille feux. L’excellente Sit Down and Float donne le ton. Encore une fois, nous y retrouvons ce travail vocal très soigné (et évocateurs des groupes US) mais avec un arrangement original, porté par un orgue hammond frénétique. La Virra est une autre désinvolte réussite. Le groupe s’autorise un titre instrumental généreux et libre ! L’album se conclue sur la très bonne Hard Road. Après un démarrage en retenu, la section rythmique, particulièrement funky, chamboule tout.
Arrival est indéniablement un album frustrant par moment. Dans ses meilleurs moments, il pourrait presque prétendre au titre de trésor caché. Il y a cependant quelques choix qui laissent dubitatif et nuisent à l’allure. Il n’empêche que le groupe a quelques fulgurances à coté desquelles il serait vraiment dommage de passer !
note personnelle: 4/5







