PLAYLIST: New York Garage Revival (1982-1986)

Quand je me suis réintéressé au rock au début de la vingtaine, j’ai d’abord dévoré les compilations Nuggets ou Back from The Grave. Ensuite, j’ai été écouté les groupes qui s’en sont inspirés, que ce soit les formations contemporaines ou des décennies précédentes. Aujourd’hui intéressons nous à la scène garage revival des années 80 dans l’état de New York.

Pourquoi New York était-il à l’époque un haut lieu du garage revival ? C’est, d’une part, lié à la présence d’une excellente scène punk quelques années plus tôt. Celle-ci nourrit l’intérêt pour les sixties avec ses chansons ramassée, son énergie brut et son goût pour les guitares fuzz. Dès la fin des années 70, en parallèle des soubresauts punk, des musiciens comme Rudi Protrudi ou les Fleshtones jouent dans les bouges de la cité de la côte est.

Cette scène garage rock n’aurait d’ailleurs pas exister sans ses clubs, notamment The Dive ou le Peppermint Lounge. On aperçoit ce dernier dans le film culte Smithereens (1982), une autre scène mais un même lieu !

New York pouvait aussi compter sur un vivier important de labels indépendants que ce soit des grosses structures comme IRS ou PVC, ou des labels dédiés comme Midnight Records (du seul et unique JD Martignon, un frenchy !) ou Cryptovision.

01 – The Cheepskates « Run Better Run » (1984, Midnight Records)

Cheepskates est un groupe entre garage revival et powerpop mené par Shane Faubert. Ils sortent une demi-douzaine d’albums entre 1984 et 1990. Le morceau le plus célèbre du groupe est certainement l’excellente Run Better Run.

02 – The Vipers « Nothing’s from Today » (1984, PVC)

Les Vipers sont un des groupes garage revival 80s les plus constistants. Des vraies qualités d’écriture, un son super avec cette touche jangly très réussie. Outta The Nest! est indéniablement un classique du genre.

03 – The Tryfles « Yourself to blame » (1986, Midnight Records)

Les Tryfles sont un groupe de New York avec un seul album et un 45 tours à leurs actifs. On retrouve cependant la batteuse Ellen O’Neil dans les Ultra 5 ensuite. Du très bon garage avec des touches folk-rock, nerveux et stylé !

04 – The Chesterfield Kings « She Told Me Lies » (1984, Mirror Records)

Les Chesterfield Kings sont peut être un des groupes garage revival les plus emblématiques des années 80 avec des formations comme les Lyres ou les Miracle Workers. Ils sont originaires de Rochester (vers la région des grands lacs mais dans l’état de New York). Il démarrent à la fin des années 70. Un des grands groupes du genre comme en témoigne la superbe She Told Me Lies.

05 – The Optic Nerve « Ain’t That a Man » (1986, Cryptovision)

The Optic Nerve est probablement un de mes formations revivalistes favorites. De très bonnes chansons, un son à la Byrds: que demander de plus ? Le label de réédition Guerssen est visiblement aussi fan, ils ont réédité pas mal de leurs disques. Si le gros de leurs productions est plutôt au début des années 90, ce premier single de 1986 est une petite merveille.

06 – The Fuzztones « Bad News Travel Fast » (1984, Zulu/Midnight Records)

Rudi Protrudi est une légende de la scène garage newyorkaise. Les Fuzztones démarrent en effet en fanfare avec un des grands classiques du genre: Bad News Travels Fast. S’il s’agit de la première sortie des Fuzztones, Protrudi avait des groupes depuis la fin des 70s, notamment Tina Peel.

07 – The Fleshtones « shadow-line » (1982, I.R.S.)

Un autre Tones a défini le son de New York des années 80: les Fleshtones de Peter Zaremba. Depuis Roman Gods, en 1981, le groupe jouit d’une très bonne réputation, notamment en France où ils sont très populaires. Avec les Dogs, les Flamin’ Groovies ou les Real Kids ils représentent une certaine idée du rock: dandy mais viscéral.

08 – The Raunch Hands « Stomp It » (1984, Egon Records)

La carrière des Raunch Hands décolle surtout à la fin des années 80 et dans les années 90. Ils pourraient presque être membres de la seconde vague, garage-punk ! Pourtant leur premier single sort en 1984. Si le son est assez garage, le groupe s’inspire surtout des années 50, de musiciens comme Bo Diddley ou Link Wray.

09 – The Outta Place « We’re Outta Place » (1984, Midnight Records)

The Outta Place est vraiment un groupe authentique de garage revival. Ils sont aussi excessifs que théatraux. Dans ce style cavemen ils sont parmi les meilleurs de leur époque.

10 – The Stepford Husbands « Why Aren’t You There » (1984, Cryptovision)

Les Stepford Husbands sont plutôt obscurs, y compris quand on connaît un peu le garage revival pourtant il y a ic de la morgue et de l’attitude. Le groupe a ce truc hargneux que le temps n’entame pas. Le groupe sort un unique album en 1987.

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